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Appel à communicationAppel à CommunicationDès 1972, à l’université de Montréal au Québec s’implantent les premiers enseignements sur les études féministes et la formation des enseignant·es sous l’impulsion d’une pionnière Anita Caron. En France jusqu’en 2011, les recherches sur le genre en éducation et formation restaient éparses, bien que le champ ait été ouvert dans un contexte où des initiatives individuelles et collectives, en France et à l’étranger, se distinguaient. Au plan académique, Nicole Mosconi (1983) introduit la variable sexe dans les recherches sur l’expérience scolaire en mixité (1989), forgeant le concept de rapport sociosexué au savoir (1994). Marie Duru-Bellat (1995) développe des réflexions sur la production des inégalités entre les filles et les garçons à l’école, puis les enjeux de la mixité scolaire sont explorés avec Rebecca Rogers (2004) et Michelle Zancarini-Fournel (2004) à propos de l’histoire des modalités de scolarisation. À cette période, on relève dans d’autres pays francophones, comme la Suisse, la Belgique ou le Canada, des réflexions qui investissent la formation des enseignant·es, qui élaborent des outils, qui formulent des recommandations. Au tout début des années 2010, des colloques sur le genre en éducation sont organisés à Toulouse, à Lyon, à Bordeaux, actant les prémisses d’un champ spécifique. Si les recherches restent isolées, de nouvelles chercheuses permettent de développer des relais, de lancer une dynamique collective, de tracer un sillon qui n’a de cesse de s’approfondir. Après quelques errances et déconvenues, côtoyant des espaces thématiques des sciences de l’éducation bien circonscrits et reconnus, dans lesquels aborder les questions de genre et être comprises relève parfois du défi, quatre chercheuses créent un partenariat pour rompre l’isolement. Contribuant à l’institutionnalisation d’un champ scientifique novateur en éducation, l’Association de Recherche sur le Genre en Éducation et Formation (ARGEF) voit le jour en 2012, suivie, cinq ans plus tard, par le lancement de sa revue GEF avec son numéro d’ouverture. Née à la suite d’un colloque thématique de l’AECSE sur le genre dans les sphères de l’éducation, de la formation et du travail, GEF s’érige alors comme une revue visant à valoriser les recherches sur le genre en éducation et formation. Le périmètre de la revue GEF est celui la mise au travail de l’opérationnalisation de l’égalité entre les individus quelles que soient leurs assignations, dont le sexe, le genre et la sexualité sans exclusivité. Que les articles appréhendent ces questions à partir de la lutte contre les discriminations ou par des mises en œuvre concrètes pour promouvoir l’égalité réelle, le genre en est le principe fondateur en tant que rapport social jamais isolé des autres rapports sociaux qui interviennent en éducation et en formation. Durant ces dix années, nous pouvons nous enorgueillir d’une production régulière et ambitieuse osant s’atteler à des thématiques qui font débat (égalité, éducation aux sexualités, intersectionnalité) sans renoncer à examiner les thèmes fondateurs des sciences de l’éducation (évaluation, inégalités, curriculum) donnant la parole à la recherche confirmée comme à la recherche en devenir. Ces travaux ont progressivement diffusé dans d’autres lieux de la francophonie : Afrique, Moyen-Orient, en particulier, qui enrichissent dorénavant ce champ et le complexifient. Fort de cette dynamique, ce colloque, organisé par l’ARGEF, vise à faire un état des lieux des travaux passés et à mettre en évidence les perspectives des discussions scientifiques et professionnelles qui se saisissent des questions de genre en éducation et en formation dans leur périmètre le plus large, non limité aux affaires scolaires. Ce colloque se décline en 4 axes : Axe 1 : Didactique des disciplines scolaires Axe 2 : Politiques éducatives Axe 3 : Formations Axe 4 : Tensions, mobilisations, controverses Aller au texte complet de l'appel à communication
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